La neige n’est pas tombée mais sous mes pas, le sol craque quand même Un texte qui m’entraille Un autre garçon est toujours là Quoi que je fasse, à chaque fois que mon regard porte à l’angle de la rue, un autre garçon est toujours là Un étranger Toujours...
Lire la suiteIci, des bruits sourds mariés aux pas étouffés. Seuls les cliquetis des carcasses des charriots ricochent du linoléum au plafond. D'un air détaché, on fait quand même attention à ne réveiller personne. Ici, les âmes restent derrière les portes à double...
Lire la suiteSur le vinyle de ta peau l'aiguille souffrante émoussée d'espoir creuse les sillons d'une mélodie que personne ne voudrait entendre. Publié dans le Microbe 99 piloté par Mireille Disdero
Lire la suiteDans le vivant je suis avec tes morts. L’émotion fusionnelle n’existe que dans l’invisible, cette place, seule, où tu acceptes de nous vivre. Mes chairs sont connotées à l’indicible de ce qui est mais ne se voit pas. Être dans ton invisible c’est être...
Lire la suiteUne mamie tchéchène gantée de laine grise. Une brune toute en longueur laisse couler ses pendants argent dans son cou. Une fillette de quelques mois fait preuve d’un calme déconcertant. Des seins à remplir deux mains impriment l’irrégularité des rails....
Lire la suiteAu jour qui se lève, dans les heures déjà chaudes de la matinée à peine entamée, mes seins découpent la lumière. Tu déposes des copeaux de baiser là où ma peau frémit encore du bleu de la nuit.
Lire la suiteIl disait que les anges ne portent pas de gilet pare-balles. De la terrasse, il regardait minutieusement ce qu’il se tramait en contrebas. Sous un pont, des jeunes, supervisés par de plus anciens, désossaient un camion. Il disait qu’entre l’hystérie et...
Lire la suiteDans mon dos, l’eau coule. Je suis éclaboussée par le son de la chute et de l’oxygène qui se libèrent de l’emprise ponctuelle de ces bulles remontant à la surface. Une plaque, sur la fontaine, dit qu’il ya quatre-cent-cinquante ans Charles IX autorisait...
Lire la suiteJe prenais un café. Il était chaud ce qu’il fallait. Puis, ça a tiré à l’intérieur. Des vibrations dans la mare noire. Rien autour Ma poitrine se soulevait comme quand il m’arrive encore de penser à toi et que de l’acide remplace le sang. La douleur était...
Lire la suiteTu disais que j’étais ta salope. Maintenant, tu dis que je suis ton amour. Ta jouissance en est-elle altérée ? Tu haletais et bramais et brisais la nuit de ton souffle grave et court inondant le noir des décibels de tes orgasmes. Maintenant, tu pleures...
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