Un piano joue.
Plutôt, une main lourde
impatiente
insatisfaite
abat les notes trop douces.
Angoisse.
Ma respiration
ne se mêle pas à la nuit.
Je n'existe que dans l'enquête du jour,
à la recherche d'une hypothétique
localisation des sons.
Rien n'y fait,
la musique semble descendre.
Or, il n'y a pas d'habitation au-dessus de chez moi.
Juste un toit qui laisse filtrer l'eau
lors des grands orages
où le vent se dispute avec la pluie
les dernières tuiles encore en place.