Je n'entends bien que ce qui se dit dans un murmure. La mort, on le sait, rode et brode nos absences à l'indécence de la surprise. Publié dans la revue DéZopilant N°23
Le parquet en pin blanc repose sur une dalle de béton. Les murs principaux à la prise aux embruns demeurent au Nord. Le vitrage simple tremble aux cris du vent. Et nous dans la cale du jour, nous grelottons emmitouflés dans le polaire du quotidien. Publié...
Réveil du fond des abysses. Le soleil filtre à travers les volets. Dans la bouche, le poisson de ta langue agite mes rêves érotiques.
Sur le vinyle de ta peau l'aiguille souffrante émoussée d'espoir creuse les sillons d'une mélodie que personne ne voudrait entendre. Publié dans le Microbe 99 piloté par Mireille Disdero
Les enfants courraient. Le crissement des graviers montait jusqu'à la chambre de la bonne. Et leurs cris se fondaient avec celui des hirondelles.
Généreux toute une vie. Il n'y avait pas de raison que cela ne soit plus. - Tiens ! C'est de bon cœur ! Me disait-il avec son pacemaker défaillant...
Une mamie tchéchène gantée de laine grise. Une brune toute en longueur laisse couler ses pendants argent dans son cou. Une fillette de quelques mois fait preuve d’un calme déconcertant. Des seins à remplir deux mains impriment l’irrégularité des rails....
Au jour qui se lève, dans les heures déjà chaudes de la matinée à peine entamée, mes seins découpent la lumière. Tu déposes des copeaux de baiser là où ma peau frémit encore du bleu de la nuit.
Dans le vivant je suis avec tes morts. L’émotion fusionnelle n’existe que dans l’invisible, cette place, seule, où tu acceptes de nous vivre. Mes chairs sont connotées à l’indicible de ce qui est mais ne se voit pas. Être dans ton invisible c’est être...
La neige n’est pas tombée mais sous mes pas, le sol craque quand même Un texte qui m’entraille Un autre garçon est toujours là Quoi que je fasse, à chaque fois que mon regard porte à l’angle de la rue, un autre garçon est toujours là Un étranger Toujours...
Que reste-t-il des étreintes quand la pression disparaît ? Que reste-t-il de la promiscuité quand l'espace prend son sens et ses aises ? Que reste-t-il du souvenir de la chaleur quand le souffle s'amenuise et n'existe plus que par hasard ?